Environnement : 1/ L'érosion de Carabane et 2/ l'eau potable

Littoral de Carabane : digues, épis, barrages, pilotis, palétuviers c'est pourtant simple !

L'érosion n'est pas récente. La maison du gouverneur, près du port construite 100 mètres en retrait suite à un incendie en 1849 est sous l'eau depuis longtemps. Mais aujourd'hui, c'est le coeur de l'ile qui est menacé de toutes parts. Il faut dire que l'ile est basse, les points comme le cimetière ou l'école sont situés à moins de 7m au dessus du niveau de la mer et les constructions en béton ont consommé beaucoup de sable : 3 points sensibles à mentionner ici :

A/Le littoral du Nord-Est recule de 10m par an. La digue du port devait protéger cette partie du littoral. Elle n'a pas été terminée. Les pêcheurs sont en danger et bientôt le port lui-même sera pris à revers par le bolong ! Qu'on en juge d'après une vue satellite datant de 2 ans (A droite) et la mesure GPS de la marée haute (en jaune à gauche) effectuée le 30 septembre 2016 !!

Cela démontre l'effet de la construction du port sur l'érosion de cette côte.

Cette érosion a notamment entrâiné l'éboulement de l'installation de fumage de poisson (ci-dessous) du pêcheur M. Ba et l'ouverture du bolong situé au sud.

On le constatera aussi en téléchargeant le pdf ci-dessous

B/ La plage du norou se trouvent les campements est aussi attaquée. Chaque habitation privée se protège par une digue de sacs, de bois ou de béton qui s'oppose aux vagues et affaiblit les parties non protégées.

Cela est d'autant plus dramatique qu'entre les deux protections de l'Hotel Carabane et du campement Baracuda se trouve l'école spéciale dans un entonnoir. EN PERIL.

Pourtant dans des situations analogues on a recours à des épis perpendiculaires à la plage qui ralentissent le courant et favorisent le dépôt de sable. La preuve sur cette photo : on distingue clairement la langue de sable créée par une simple épave de barge datant du 19ème échouée devant le campement d'Héléna. des EPIS pourraient bien être la solution. Un test serait très simple à organiser. 3 PIROgUES ECHOUEES PERPENDICULAIREMENT A LA COTE + Observation à l'aide des données satellites tous les 15 jours.

 

C/ Les rizières et la côte de l'ouest.
Des barrages limitent la progression de certains bolongs et protègent les champs
contre la montée des eaux salées. C'est un travail bien connu des habitants. Trois étapes : des palplanches plantées verticalement pour la solidité, des tresses pour éviter la fuite de la terre, le remblaiement.

Pour la côte Ouest elle relève d'une étude qui doit être menée par l'université de Ziguinchor avec les données résultant du programme de Gestion intégrée des Zones Cotières (GIZC) de 4 Millions d'€ versés par l'Europe au Sénégal afin de mettre en place les données. Ces données doivent être mises à disposition sur le site de l'ANAT BaseGéo :
Un courrier a été remis par M. Gueye le Chef du village de Carrabane à M. Tonbon Gueye le Maire de Diembering afin qu'il agisse pour la mise à disposition des données, la demande des documents contractuels (contrats, étude d'impact environnemental, réception des travaux) auprès de

  • la Direction Régionale de l’Environnement et des Établissement Publics Classées (M. Niasse) à Ziguinchor,
  • du Ministère des Transports Maritimes,
  • d'Eiffage, de l'ANAM
  • la société chargée de l’AMAO et du contrôle (Société EGIS BCEOM - M. Rodriguez).

Ce courrier est disponible ci-dessous. Espérons que ces démarches seront entreprises dans les plus brefs délais.

Les solutions évoquées brièvement ici : digues, épis, barrages, doivent être complétées d'initiatives sur l'habitat durable du type cases sur pilotis et du renforcement des plantations de palétuviers.

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